Prince Salim III ibn Abdallah III ibn Salim II ibn Alawi 1er Al Maduwa

Un prince comorien dans l’Exposition universelle de 1900 à Paris
La plus grande Exposition universelle jamais organisée en France, dans laquelle fut lancée la 1ère ligne de métro parisien (porte de Maillot – porte de Vincennes), avait été également marqué par la présence du prince Salim, fils de sultan Mawana Abdallah lll Al Maduwa d’Anjouan.
 » Le ministre [de la colonie] Decrais l’invita à l’Exposition universelle de 1900. Il fut fort bien reçu à Paris où on lui donna même un officier d’ordonnance mais au retour il quitta le paquebot à l’escale de Zanzibar et demanda asile aux autorités britanniques. […] Le gouvernement de Zanzibar ayant refusé de l’employer, Salim gagna La Mecque où un de ses oncles occupait d’importantes fonctions religieuses. Il se fixa pour un temps dans la ville sainte. Par la suite il gagna l’Égypte. En 1915, Salim parvint à rentrer en grâce auprès des autorités françaises. […] Il vécut dès lors à Madagascar près de son fils, Abdallah. « 
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Source : Jean Martin, Comores quatre îles entre pirates et planteurs, tome 2, page 298, l’harmattan, 1983.

L’ADMINISTRATION :

Salim III s’était autoproclamé Sultan avant même l’inhumation de son père Abdallah III et sans tenir compte de la constitution anjouanaise de l’époque. Son règne n’avait pas duré un mois. Il avait abdiqué sous l’autorité de son oncle le Sultan Said Athman. Ce dernier était bel et bien intronisé conformément à la constitution anjouanaise et les rituels ont été respectés.

Selon les enseignements de nos anciens à Anjouan, le Prince Salim III serait mort en Egypte où il avait regagné son oncle le Prince Saidali ibn Salim II (Mwenye Marahani). Ce dernier est décédé en 1911 selon la famille. Salim III est décédé  plus tard en 1930 mais toujours à Alexandrie en Egypte.

En effet, Salim III, après sa libération en Nouvelle-Calédonie où il a été déporté en même temps que d’autres dignitaires anjouanais dont le Sultan Said Athman et le Général Abderemane ibn Omar….., les colons ou plutôt ses ravisseurs français, l’avaient ramené à Madagascar avec interdiction de se rendre à Anjouan et ils l’avaient même nommé gouverneur d’une localité ou région. Son fils Abdallah l’avait rejoint à ce moment-là à Madagascar. C’est aussi dans cette même période qu’il fut invité à l’exposition universelle de 1900 à Paris.

Mais aussitôt de retour à Madagascar, Salim III avait prétexté d’un pèlerinage à la Mecque pour s’exiler en Egypte après un bref séjour en Angleterre et de rester auprès de son oncle le Prince Saidali ibn Salim II et terminer ses jours là-bas. Il était allé en Angleterre chercher de l’aide pour retourner au trône d’Anjouan, il avait échoué.

Prenons les textes de Jean Martin avec des pincettes !

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